jeudi 13 novembre 2008

Que reste-t-il...?

Que reste t-il….

Dans la première partie des années 80, juste après les effets de la télématique, une loi porta création des réseaux câblés, et par là même, suscita la création de télévision locale qui devaient participer à l’harmonisation et à l’animation des territoires.
Dans un premier temps il y eu d’abord bagarre d’opérateurs, publics et privés, soutenus dans leurs promesses et leurs engagements par les collectivités, les entreprises, des personnalités de tout bord, se déchirant sur la fibre optique et le coaxial (RC2 pour la mémoire).
Et dans le même temps, déjà et encore, des réflexions associatives, collectives, politiques aussi, cherchaient comme pour les radios locales (en cours d’industrialisation déjà…) le comment utiliser ce nouveau droit d’expression, que dans sa grande sagesse le législateur tenait à nous attribuer.

Ah ! j’allais oublier le satellite qui, peut être, allait balayer ces technologies de bout de ficelle et empêcher ces câbles de s’accrocher aux façades et qu’il serait mieux de les enterrer et que vraiment tout ces travaux…. .

Dans un deuxième temps, l’opérateur choisi, privé pour ce qui concerne notre territoire, les politiques continuèrent à s’interroger sur la nature des relations qui devait traiter les rapports du citoyen (enfin les leurs…) avec ces nouveaux joujoux, et aussi sur les boîtiers de connexion qui n’était jamais du bon côté de la rue.
« Jamais je ne donnerai un sou à cette entreprise capitaliste » nous criait un maire qui pestait aussi sur le peu d’intérêt que portait la chaîne à sa commune (et à lui même…). Quelques année plus tard ce fut d’un ministre en visite sur les territoires et devant une expérience de TV WEB qu’il fallait entendre « Ah, monsieur le maire…la fracture numérique, la fracture numérique …..)

Mais d’animation du territoire, de la démocratie et d’autres réseaux d’hommes et de femmes, rien …ou si peu ! Seulement un éclatement du PAF, une démultiplication de l’offre, des encore nouvelles technologies et des écrans plats pour Noël, sans oublier nos téléphones portables .

Les choses s’installant, les copains, en rupture de médias traditionnels et en espérance d’autres choses, d’autres souffles, d’autres discours, proposèrent, discutèrent, se mouillèrent, vendirent leur peau en gardant leur âme et heureusement… leur chemise. Tous réussirent à agir confidentiellement ou ouvertement, assurant du débat, employant, formant des obscurs et des vedettes, transformant des emplois précaires en emplois plus ou moins stabilisés, sana compter leur temps ,en rajoutant sur les soirées et les fins de semaine.

L’expérience dura, le temps qu’elle pu durer avant les tribunaux de commerce ou de prud’homme, avant de rendre les clés, avant d’inventer d’autres aventures, en pensant un instant que la couleur verte d’un Conseil Régional, qui un moment tenta de dépasser les limites du « partisiannisme », saurait faire éclater le paysage audiovisuel régional par les micro ondes.

Et puis non tout était de trop. Il ne nous resta que ces rencontres trop rares autour d’une bière et d’une bonne bouffe pour le « tu te souviens… ? »

Et puis il y eu ce coup de téléphone annonçant l’appel à candidature du CSA, et l’aventure qui repartait et la fièvre retrouvée.

Encore parler de démocratie, de citoyenneté, de formation de citoyens, encore rencontrer, croiser de nouveau des femmes et des hommes passionnés, compétents, amoureux de leur métier, leurs métiers, leur région, leur coin de ville et de territoire….animés de leurs croyances, de leurs certitudes et de cet espoir partagé.

Alors je m’excuse moi aussi , avant de dire mais merci Régis et à tous les autres pour ces belles pages de vie.

Que reste t-il ? au moins cela, ces souvenirs et ces hiers et ces demains.
Et ce petit quelque chose qui me fait désespérer qu’un jour…..
Et qui me fait espérer que où que nous soyons, de toute façon nous recommencerons.

JMD. nov. 08

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